L'alcool en France

Quelques chiffres clefs

  • Aujourd’hui, près de 5 millions de personnes ont une consommation à risque 1, dont 2 millions sont dépendantes à l’alcool en France2 
  • Les troubles liés à l'alcool se hissent au  4ème rang des causes d'incapacité en Europe3
  • La dépendance à l’alcool est la deuxième cause de mortalité4 évitable en France, dont 49 000 morts en 2009.5
  • 70% de la mortalité attribuable à l’alcool est imputable à l’alcoolo-dépendance  pour les moins de 65 ans (cancers, pathologies cardio-vasculaires, pathologies digestives, autres maladies…). 6

La maladie

La dépendance à l’alcool est une entité nosographique précisément identifiée et décrite. Pourtant les représentations autour de l'alcool restent hétérogènes au sein de la société et également au sein de la communauté médicale. La vulnérabilité à cette pathologie est, comme souvent dans le champ du système nerveux central, multifactorielle :

  • D’une part, une prédisposition génétique.
  • Les enfants de parents souffrant d’un problème d’alcool auraient quatre fois plus de risques de devenir alcoolique que la population générale7
  • D'autre part, l'exposition à l'alcool dans l'environnement peut également augmenter les risques.
  • Enfin, les modes de consommation (fréquence et quantité) ont une réelle influence sur le développement de la dépendance.

Les conséquences sur le cerveau

L’alcool est une molécule liposoluble qui rend très facile son absorption par la muqueuse gastro-intestinale et son franchissement de la barrière hémato-encéphalique la rendant disponible partout dans le cerveau. En cas de consommation d’alcool importante et répétée, des modifications d'homéostasie apparaissent au niveau d’une circuiterie cérébrale appelée « Système de la récompense »8;9;10. Tout particulièrement, c'est l’activité des réseaux de neurotransmetteurs clés qui est altérée: acide gamma-aminobutyrique (GABA) et N-méthyl-D-aspartique (NMDA).

Ce dysfonctionnement entraîne un déséquilibre entre les signaux "GO" et "STOP" qui, en temps habituel, maintiennent l'homéostasie du système et la production d'un comportement contrôlé. Ainsi, le contrôle de la consommation d'alcool devient impossible.

En clinique, le déséquilibre du système de récompense conduit à une prise répétée de la substance puis à l’installation d’une dépendance et d’un besoin compulsif de consommer.

 

L’alcool est à l’origine de 60 maladies et troubles pathologiques 11. Il est un déterminant de la santé *.

  • Blessures
  • Troubles psychiques avec retentissement sur le comportement
  • Symptomatologies gastro-intestinales
  • Cancers
  • Déficits immunologiques
  • Maladies pulmonaires
  • Maladies du squelette et du muscle
  • Trouble de la fonction de reproduction et lésions prénatales

* Au même titre que la nutrition et la tabac (INPES 2009)

 

Engagement du laboratoire Lundbeck

Le laboratoire Lundbeck s'engage dans la prise en charge des personnes dépendantes à l'alcool. En effet, les traitements de la dépendance à l'alcool consistent en une prise en charge globale incluant la diminution ou l'arrêt de la consommation d'alcool, des thérapies comportementales et des traitements médicamenteux 12.  Le support de l'entourage du patient est également un facteur clé dans la réussite de la prise en soins.

 

Vous trouverez des informations complémentaires sur nos sites:

- Maladiequisesoigne: http://www.maladiequisesoigne.org/

- Alcoolmoinscmieux: http://www.alcoolmoinscmieux.fr/

Références

1. INPES 2006. 5 millions de français ont un problème avec l’alcool. Et si c’était vous ? Usage de l’alcool exposant à des difficultés d’ordre médical, psychologique et social.

2. Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), Alcool, dommages sociaux, abus et dépendance, Collection expertise collective, Editions Inserm, 2003

3. World Health Organisation, The Global burden of disease, 2004 update, éd WHO 2008

4. INPES http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/alcool/index.asp (Février 2018)

5. Guérin S. Mortalité attribuable à l’alcool en France en 2009 BEH 16-17-18 / 7 mai 2013

* OFDT 2014 consommateurs 11-75 ans

6. Rehm J, Shield KD, Rehm MX, Gmel G, Frick U. Alcohol consumption, alcohol dependence, and attributable burden of disease: potential gains from effective interventions for alcohol dependence. Centre for Addiction and Mental Health

7. Merikangas KR, Leckman JF, Prusoff BA, et al. Familial transmission of depression and alcoholism. Arch Gen Psychiatry. 1985 Apr;42(4):367-72. PMID: 3977554 [PubMed - indexed for MEDLINE], 1985

8. Reynaud M.Traité d’addictologie. Médecine Sciences Flammarion 2006, chap. 1

9. Volkow ND, Fowler JS and Wang GJ. The addicted human brain: insights from imagining studies. J Clin Invest 2003;111:1444-51.

10. Trigo JM. et al. The endogenous opioid system: a common substrate in drug addiction. Drug Alcohol Depend 2010;108:183-94.

11. Anderson. L’alcool en Europe. Une approche de santé publique. 2006

12. Gunzerath L, Hewitt BG, Li TK, Warren KR. Alcohol research: past, present, and future. Ann N Y Acad Sci 2011; 1216: 1–23

 

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