Entretien sur la dépression – Une interview du professeur Marcos Gebara, Brésil

Interview with professor Marcos Gebara

Le professeur Marcos Gebara, ancien psychiatre hospitalier, en semi-retraite, exerce à Rio de Janeiro (Brésil). Il voit généralement environ 15 patients souffrant de dépression majeure chaque semaine. Ici, nous avons recueilli son opinion sur la cognition dans la dépression.

Pourquoi est-il si difficile pour les patients déprimés d'obtenir une rémission durable dans la vie réelle ?

Pour être honnête, les symptômes résiduels persistent même si les patients obtiennent une rémission, et ce sont eux - déficits cognitifs, symptômes somatiques, symptômes comportementaux – qui rendent le traitement difficile et sous-tendent les rechutes ultérieures.

Ces symptômes résiduels sont facilement perceptibles. Les patients s'en plaignent, et même s'ils ne le font pas, ces symptômes sont facilement identifiables dans les entretiens de suivi.

Nous parlons là d'une récupération fonctionnelle complète. Dans le passé, nous étions contents de voir les patients simplement répondre au traitement - les symptômes étaient atténués et les patients se plaignaient peu. Aujourd'hui, ce niveau d'amélioration est insuffisant. Nous avons besoin d'obtenir une rémission totale.

 

Nous avons besoin d'une récupération fonctionnelle complète.

Pensez-vous que les déficits cognitifs puissent déclencher de nouveaux épisodes dépressifs chez les patients que vous suivez ?

Certainement. Les déficits cognitifs produisent un fonctionnement suboptimal chez les patients. Ils ne vont pas travailler, les tâches quotidiennes ne sont pas effectuées et leurs relations se dégradent. En fait, c'est un handicap. Les patients deviennent incapables de prendre des décisions, ils n'ont plus de volonté ni la capacité de faire les choses. Toutes ces fonctions sont affectées.

Les déficits cognitifs sont importants dans la dépression – nous ne pouvons pas négliger cette symptomatologie.

Lors de mes expériences précédentes, les déficits cognitifs précédaient la dépression et constituaient les premiers signaux de la présence d'un problème. Je vois tellement souvent des patients atteints d'une dépression associée à un déficit cognitif. En effet, on m'adresse souvent des femmes âgées, disons de plus de 70 ans, qui ont reçu par erreur un diagnostic de maladie d'Alzheimer et de démence. Après un examen, il s'avère que 50% présentent effectivement une dépression majeure et un déficit cognitif. Cela est significatif parce que nous pouvons y faire quelque chose.

 

Comment les traitements actuels peuvent-ils aider vos patients dépressifs par rapport aux déficits cognitifs ?

Nous disposons de nouveaux médicaments qui nous permettent de traiter tous les aspects du syndrome. Nous avons des stratégies d'augmentation. Elles nous permettent de rendre la pharmacothérapie plus efficace. Je pense que ces nouveaux médicaments représentent l'avenir d'une prise en charge efficace de la dépression.

Références

Interview menée par un correspondant de H.Lundbeck

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